Depuis le temps qu'on l'attendait, il arrive enfin le moteur cartographique de Google. Baptisé du très original nom de Google Maps, il est disponible en version beta avec une base de données pour l'instant limitée au territoire des Etats Unis.
On peut d'ores et déjà lui prédire un grand avenir, d'abord du fait de son appartenance à la famille Google, moteur de recherche de référence, mais aussi parce qu'il démontre dès cette version de test, des capacités remarquables.
D'abord, une interface homme-machine simplissime (en 10 secondes, une lectrice de Barbara Cartland de l'Indiana saura s'en servir). Elle reprend simplement les aspects les mieux éprouvés des afficheurs carto actuels. Mais surtout, cette interface est servie par un accès TGV à la base de données qui vous permet de vous déplacer en x, y et de zoomer de la carte des Etats Unis jusqu'au plan de la rue de votre ami Mr Smith de manière totalement intuitive. Habitués de Mappy et autres Global Insight, ne restez pas dans l'axe de votre écran, vous risquez d'être décoiffés.
Fort logiquement, il reste des erreurs et des défauts dans cette version beta. Les requêtes sont en apparence aisées, mais quand vous combinez des codes d'aéroport et des numéros de routes, votre nouvel ami peut planter.
Surtout les choix d'objets sélectionnés pour apparaitre à chacun des 15 niveaux d'échelle sont parfois déroutants.
Si vous regardez la région de Washington DC, vous constaterez que dès le 6e niveau de zoom, on vous indique des endroits aussi ébourrifants que le Manassas Battlefield National Park (le cartographe doit être un vieux fan de Stephen Stills) ou le Havre de Grace (le garçon, homme de goût, aime également Little Bob).
Mais il faut attendre le 9e niveau d'échelle pour voir apparaitre le dessin des pistes de l'aéroport international de Washington Dulles et le 10e niveau pour voir apparaître ... le toponyme correspondant (en plus en tout petit). Et le choix des villes à mentionner ne semble lié ni à l'importance de leur population, ni à celle de leur activité économique. Pourquoi Helmdon et pas Reston (pour faire bisquer l'USGS et la NGA ?). Et au niveau d'échelle maximum, on aura tous les parcours de golf mais très peu de batiments publics (écoles, administrations, ...).
Au total, une version encore inachevée, mais très prometteuse et à surveiller ... comme le lait sur le feu (hommage à Thierry Rolland dont la bêtise inventive nous manque déjà).
Et en prime si tu tapes des requetes du style "Ottawa" [forcement c'est la ou j'habite] et "slaughterer", "murdurer", "drug dealer" ou "professional witch" il te renvoie tout un tas d'adresses du style "Alliance Francaise", "Canadian Association of Journalism", etc. Y a vraiment de quoi s'amuser...
Rédigé par : Sebastien Caquard | 10 février 2005 à 18:22